
Crypte Saint Maur
Visite guidée de la crypte par la Société Philomathique lors des Journées européennes du patrimoine 2008
Cette crypte fut probablement construite peu après l’an mil, date à laquelle l’évêque Heimon (989/990-1024) fit transformer l’oratoire et le sanctuaire existants en une abbaye de bénédictines. La tradition veut que ce lieu eût servi à l’origine de baptistère pour les premiers chrétiens et de sépulture aux reliques de trois des premiers évêques de Verdun, dont Saint-Maur (mort à la fin du IVème siècle). La nouvelle abbaye fut dotée d’une église et de sa crypte, deux éléments indissociables à l’époque carolingienne, où le culte des reliques prit un essor considérable.
La composition primitive avec une triple nef à quatre travées voûtées d’arêtes, rythmée par des colonnes à chapiteau cubique en fait un rare témoin, étonnamment conservé, du premier art roman à Verdun. Quelques traces de polychromie, encore visibles dans le chœur, constituent un autre vestige roman, un peu plus tardif. De part et d’autre du chœur, l’emplacement de portes qui communiquaient avec l’église abbatiale est encore visible.
L’abbaye Saint-Maur fut détruite en 1552. Reconstruite à l’intérieur des murs de la ville dans la seconde moitié du XVIème siècle, il reste aujourd’hui de cette période l’édicule du puits, visible au n°13 rue de la Marne (dans la cour du foyer médicalisé). Puis la Révolution française acheva la disparition de l’abbaye et l’expulsion des bénédictines.