LES PEINTURES
La collection des peintures étant une des plus fragilisées, il était urgent d’intervenir en premier lieu sur les tableaux. L’ensemble a été trié afin d’isoler les œuvres attaquées par les insectes xylophages, plus communément appelés « les vers ». Puis, les restaurateurs réalisent des interventions préventives ayant pour but de stabiliser l’état des œuvres et de les protéger pendant les manipulations et le transport vers les nouvelles réserves.
Tous les tableaux sont nettoyés à l’aide de pinceaux et de brosses, sur la face, sur le revers et surtout dans les creux entre la toile et le cadre, là où s’accumule la poussière. Cette intervention a un rôle préventif car la poussière attire les insectes, concentre l’humidité et provoque des déformations de la toile en partie inférieure.
Ensuite, la deuxième étape consiste à protéger les écailles de peinture qui se soulèvent et risquent de tomber à tout moment, ce qui provoquerait des lacunes et gênerait la vision de l’image.
Pour cela, des fragments de papier de chanvre sont étalés à l’aide d’un adhésif cellulosique. L’intervention n’est que provisoire et permet de stopper ou au moins ralentir la dégradation de la peinture.
Enfin, il faut intervenir sur les déchirures. A l’aide d’un ruban adhésif non acide, les bords de la déchirure sont rapprochés et maintenus sur le revers de la toile. Cette mesure permet d’éviter que la déchirure ne s’agrandisse en attendant une restauration plus approfondie.
La solidité de tous les cadres est vérifiée. Si un jeu trop important se présente, des petites pattes métalliques sont fixées, de façon à maintenir ensemble le cadre et le châssis de la toile.
Pour terminer, les peintures sont ensuite toutes rangées par format dans des rayons métalliques, posées sur des mousses et séparées les unes des autres par une plaque de polypropylène rigide. Les plus fragiles sont installées dans un portfolio en polypropylène permettant une manipulation plus aisée.