Lors d’un grand ménage de printemps engagé dans le grenier du Musée de la Princerie, un objet « indéterminé » a été retrouvé par hasard. Dans l’ombre des combles, sa texture et sa forme ont d’abord laissé perplexes ses découvreurs... D’abord, les hypothèses les plus farfelues pour essayer de déterminer sa fonction ont été émises... jusqu’à ce qu’un minuscule indice montre la voie : un poil...
Nous sommes donc en présence d’un animal ou plutôt d’un fragment d‘animal... mais lequel ? Et pourquoi ?
Aussitôt, des recherches ont été entreprises dans les inventaires anciens des collections ethnographiques. Par recoupements, il a été conclu avec certitude que ce curieux objet n’était autre que... une queue d’éléphant !
Quelle était la fonction de ce curieux objet ? un « gris-gris » ? un trophée de chasse ? Autant de questions encore non élucidées auxquelles les recherches tenteront de répondre.
Néanmoins, on sait déjà que l’objet a été acheté lors de la vente de la collection Leriche, à Montfaucon d’Argonne, en 1957, pour la modique somme de 10 francs... Lors de cette vente, le musée a acquis tout un ensemble d’objets en provenance d’Afrique : un bel ensemble de sculptures et de masques, des objets de vannerie, des armes mais aussi des cornes d’antilope, des défenses d’éléphant et des dents d’hippopotame...